La spiritualité et le travail sur soi sont une de mes préoccupations. Je présente ici ma lecture du "Baiser de Dieu" inspiré du livre de Annick de Souzenelle.

 

Cette page est développée dans mes articles  sous la  catégorie: le baiser de dieu.

Voir aussi tous les articles catégorie: conscience et spiritualité.
 



Synthèse de ma lecture: "Le baiser de Dieu."

 

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I) Présentation.


  Blogs:   Matière=Energie=Information.     Annick de Souzenelle     

 

 

 Au long de décennies passées à interroger le texte biblique et les mystères de sa langue, Annick de Souzenelle a construit une lecture originale et vivante de la tradition hébraïque.

 

 

L_arbre_de_vie_klimt.jpgarbre de la connaisssance

 

 

 

 

 

 

 

Tout se fonde, dans le travail d'Annick de Souzenelle, sur une lecture pas à pas du texte hébraïque de la Genèse, à travers ses non-dits, ses allusions que seul peut comprendre celui ou celle qui a répudié les promesses illusoires de la traduction : les deux tomes volumineux d'Alliance de feu, réédités récemment, sont le fruit de ce patient cheminement

 


 Ici, je reproduis un texte de Annick de Souzenelle où elle s'exprime sur son livre.



Le souffle de l'hébreu

 


Au long de décennies passées à interroger le texte biblique et les mystères de sa langue, Annick de Souzenelle a construit une lecture originale et vivante de la tradition hébraïque.

 

 

 

Tout se fonde, dans le travail d'Annick de Souzenelle, sur une lecture pas à pas du texte hébraïque de la Genèse, à travers ses non-dits, ses allusions que seul peut comprendre celui ou celle qui a répudié les promesses illusoires de la traduction : les deux tomes volumineux d'Alliance de feu, réédités récemment, sont le fruit de ce patient cheminement.

 

 

 

Partant d'une intuition profonde de la spiritualité chrétienne originelle, Annick de Souzenelle dégage ce patrimoine universel de sa gangue moralisatrice pour en restituer la vitalité enthousiasmante.

Mettant à portée de tout un chacun la richesse infinie du texte sacré, elle nous donne ainsi à contempler l'amour divin derrière ces mots qu'un « exil existentiel » nous fait parfois lire comme terribles.

 

Cette démarche, ces « trouvailles » ont réconcilié un large public avec la fréquentation du patrimoine biblique qui, qu'on le veuille ou non, demeure l'un des piliers de la civilisation occidentale : elle en a également débattu passionnément avec Frédéric Lenoir dans L'Alliance oubliée

 

De la matière de ses commentaires, elle extrait aujourd'hui la quintessence du « message» qu'elle décline selon des thématiques intemporelles : l'exil de Dieu, la liberté, la connaissance, le désir, le mal et la mort, et la renaissance.

 

Présentation par Annick de Souzenelle.


 

 

 

AUTANT DE SUJETS QUI SONT AU CŒUR DE TOUT SAVOIR SPIRITUEL AUTHENTIQUE.

 


 

« Le baiser de Dieu : Ou l'Alliance retrouvée » sera considéré par certains comme un ouvrage de maturité, où les intuitions essentielles se conjoignent, sans esprit de système mais avec une belle harmonie.

« La Torah est un baiser de Dieu ! », proclame-t-elle : par une attention amoureuse à la richesse du verbe hébraïque, elle en restitue tout le souffle.

 


 

II) Suite de ma lecture du Baiser de Dieu: chapitre 6 et suivants.

 

 

5) Le mal, la souffrance et la mort.

 

        5-1) Le mal

"Oser appréhender le grand mystère du mal, c'est reconnaître notre désarroi" (Paul Ricoeur).

          5-1-1) La tradition chrétienne des Pères de l'Eglise est déconcertante. Au douzième siècle, Maxime le Confesseur l'inscrit dans une dichotomie qu'i identifie à celle du spirituel-matériel. Spirituellement,la création visible est l'arbre de la connaissance du Bien et dans son aspect matériel, c'est celui de la connaissance du mal. Ailleurs, il identifie le corps humain à cet aspect matériel et en fait un élément du mal, mais il ajoute: "le mal est tantôt du bien, tantôt du mal et il en est de même pour le bien. Il semble se contredire quand il affirme que le mal n'a pas d'existence propre et n'en n'aura jamais (il n'est ni..., ni ...). En hébreu, "la traduction officiellement donnée au mot 'Ra dans le corpus Tob wa-R'a du bien et du mal est une grave erreur". En faisant germer cet arbre au coeur du jardin d'Eden, Dieu aurait-il fait germer le mal au milieu de la jouissance?.

Or tout nous le dit, le théâtre est grandiose, La moindre fleur dans son élégance et l'arabesque unique de sa géométrie, dans le mystère chromatique de sa couleur et de son parfum,dans ses vertus souvent guérissantes et son offrande muette, dont on sait que tout cela ne fait qu'un, la fleur affirme en cette unité une parfaite finalité née des noces secrètes du ciel et de la terre. et cela est vrai en toutes choses jusqu'à la plus somptueuse des étoiles, toutes obéissent à un rythme cosmique, à une pulsion de vie, celle-là même qui court dans les membres de l'homme, qui le fait croître et devrait le conduire au couronnement royal auquel il est promis. La création est grandiose et le mal n'y a pas de place. L'arbre de la connaissance est celui de l'accompli et du non encore accompli du Fils de l'Homme dont le germe fonde le créé. En ce qui est accompli du Nom, l'homme participe de la lumière Divine et pour ce qui n'est pas encore accompli, il est dans les ténèbres.

Mais les ténèbres ne sont pas le mal. Elles sont faites d'énergies potentielles appellées à donner leur information et à construire l'arbre de la connaissance qu'est l'homme et dont le fruit sera le Nom, participant de YHWH, "je suis".

La source du mal est dans le "faire". Ce n'est pas dans le créé, le Divin, mais dans le "faire" de son devenir. c'est dans le regard non voyant de l'homme, dans son coeur détourné par la coupure d'avec lui-même, rendu sourd à l'information fondatrice contenue dans sa chair.

Le mythe de l'exil fait l'objet du chapître 3 de la genèse. Après que l'Adam, différencie de son 'Isha a été instruit du travail qu'il a à accomplir, lui et son 'Isha sont tous deux nus, connaissant du chemin, donc ils peuvent l'accomplir, ils ne sont plus confondus. Il vient de vivre l'extase de ce découverte, une expérience de lumière et maintenant il est appelé à descendre dans ses ténèbres, dans son inaccompli, trou infiniment profond où il retrouve son 'Isha, celle qui se prépare à devenir son époux, 'Ish. Ces multiples aspects du féminin de tout être humain , jouent en dialectique, car le créé est dualité en deux pôles opposés; les cieux (Shamaîm) représentant la part féminine du créé et la part mâle étant la terre (Erets). Cette dualité s"est aussi exprimée par l' humide (les eaux du Déluge) et le sec (la terre). Les eaux constituent la 'Adamah matricielle où, par étapes s'opère la gestation du Fils.On peut voir ici le duel des "deux Noms" et nous sommes à tenir ensemble dans le Créé les deux termes d'une contradiction qui n'est dépassée que dans l'Incréé. Dans le Créé qu'il fonde, il est l'autre avec les antagonies de la dualité, il est l'épée à double tranchant qui tue et vivifie, mais c'est le même en amont. Le quatrième jour, Dieu dit: "Que soit une rupture dans les Shamaîn pour séparer le jour et la nuit et que les deux (de la rupture)  soient les signes pour les temps (de témoignage), et pour (la lumière) des jours et qu'ils servent de luminaires...". Il y  une confusion entre les mots "rupture" et "luminaire", tous les deux prononcés 'Morot, mais pourtant légèrement différents, ce qui amène le traducteur à ne parler que des "lumanitaires" et à effacer l'acte séparateur de Dieu au niveau des Shamaim. Et Elohim fait des deux de la rupture les grands; le luminaire "le grand" pour présider au jour ,et le luminaire "le petit" pour présider à la nuit, et les étoiles.Cette dualité au coeur du Saint Nom annoncée dans le créé par le mot Shamaîm ne s'effectue et ne prend sens que dans "le faire":  Dieu fait les deux grands de la rupture.

 

 

          Le Satan adversaire.

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L'un des Séraphins est le Satan, intimement lié au tranchant de l'épée ontologiquement destructeur. Par contre, le tranchant lié à la Lumière introduit l'homme à sa marche vers l'Unité. Le tranchant ténèbres pénètre le multiple en lequel YHWH se donne en serviteur et ce serviteur est le Satan, ce qui signifie l'Adversaire. Il n'est pas l'Ennemi, sa fonction ontologique est de de se tenir sur l'autre versant de l'homme, l'Adam, et de lui présenter les énergies encore inaccomplies par lui et lui demander de les reconnaître, les nommer, les travailler travailler et en libérer leur information-lumière. Il est appelé à jouer avec la Saint Nom en son tranchant nocturne dans une intelligence commune quant à la part divino-humaine, voire une complicité  comme le livre de Job le laisse entendre.

 

 

 Le Satan Ennemi.

Mais il semble que le Satan n'exerce pas de façon juste la tâche qui lui revient. De même que la lune n'éclaire nos nuits que de la lumière qu'elle reçoit du soleil, de même le Séraphin ne rayonne que de la splendeur du Saint Nom. Il reçoit de Lui les ordres et les limites dans lesquels ils doivent être exécutés eu égard aux lois ontologiques dont il pernd connaissance. Cest pourquoi le mot 'Arom, traduit par nu, lorsqu'il qualifie l'Adam et par rusé lorsqu'il qualifie le Satan-Serpent, signifie essentiellement "la connaissance du chemin de l'Adam et le savoir-faire pour l'accomplir" que partagent l'Adam et le Satan.

Comme dans les arts martiaux, les adversaires s'affrontent sans être ennemis, et tout se joue selon selon une stratégie de déstabilisation réciproque pour faire jaillir de chacun une force et une connaissance insoupçonnées de lui. Le jeu entre l'homme et le Satan exige de leur rapport une grande justesse et une extrême vigilance. Chacun, dans cette dynamique doit y avoir sa juste place. Cette juste place, que nous pouvons appeler le Bien exprime une justesse d'orde ontologique infiniment supérieure au bien du registre moral.

A ce niveau du "faire" ontologique, on peut introduire aussi la notion de mal dans la perspective d'une brisure de cette justesse, dont le mal tel que nous le connaissons serait la conséquence?). Ici je trouve encore la notion de brisure de symétrie et je suis ramené à la physique avec la brisure de symétrie qui a amené aux 4 forces fondamentales de l'univers.

Ainsi, sur le chemin de vie que rythment les mutations de l'homme, les trois personnes sont en présence: Le Saint Nom et Satan d'une part, et d'autre part l'homme. Tout porte à croire que le Satan est saisi d'une jalousie tragique envers YHWH, il veut briller de sa propre lumière et ruse de tout son savoir-faire afin de devenir le maître. Ainsi Satan s'adresse à 'Isha, cette part nocturne, inconsciente, la plus fragile de l'être que l'Adam devait garder et cultiver. Éblouie, 'Isha s'extasie. Le fruit est bon à manger (désir de jouissance), désirable pour la vue, (désir de possession) et précieux pour réussir (désir de puissance). Alors l'Adam se nourrit d'une illusoire divinité (c'est à dire l'envers d'une eucharistie). Il se croît totalement accompli et n'a plus de regard pour son inaccompli ("Isha), je suis YHWH pense t-il. L'homme qui mange le fruit de l'arbre de la connaissance avant de l'être devenue par la voie de ses mutations mute en régression, comme Dieu l'avait prévenu.

 

          5-1-2 La ruse de Dieu.

Le mal prend racine dans le "faire" et non dans le créé a-on dit. D'abord dans la part divine du faire en la personne de Satan jaloux de Dieu, puis de l'homme; la chute des mondes angéliques aurait précédé celle de l'homme, dit la Tradition qui insiste sur la liberté redoutable de ce tout ce qui a vie. Ensuite dans la part humaine du "faire" en la personne de l'Adam, ébloui à son tour par le fruit que lui tend son 'Isha, sa part féminine. Il oublie la garde qu'il devait exercer envers son épouse (En effet, nous ne regardons pas notre inconscient); il raye d'un coup la mémoire des lois qui devaient présider au chemin de conquête du fruit (légereté, paresse, séduction). La liberté de ces êtres étant absolue, les conséquenses sont là, tragiques. Mais, les aimant et leur pardonnant, Dieu leur expose le possible recouvrement ontologique, mais il est impuissant à en changer le cours tant que le retournement ne vient pas d'eux, et d'abord de l'Adam, dernier acteur décisif de l'effondrement et tout premier reconstructeur possible de l'édifice ontologique.

Il est impuissant, mais plus rusé que le ruseur et pusque c'est à l'homme de reconstruire, Dieu se fait homme afin que l'homme puisse retrouver son souvenir Divin. Il s'incarne en l'AdamIl s'incarne en l'Adam afin de rencontere le Satan au cours des mutations, et le vaincre. En fait; les deux ruses coexistent. Celle de Satan inaugure les temps historiques de l'exil, et celle de Dieu est du registre de l'éternité, elle habite tous les instants

de notre histoire dès le commencement de l'exil, même si historiquement, la rencontre YHWH-Satan se joue au cours des temps.

 

          5-1-3) Le retournement.

Le mot Teshoubah, traduit par pénitence, est plus qu'un regret. C'est une mutation telle que, l'oeil ontologiquement ouvert, l'homme voit avec une conscience neuve. Il ne sera pas compris par ceux qui restent en exil. Jugé et rejeté par ceux qu'il déstabilise, l'homme qui se "retourne" est seul. Il est seul d'une solitude insupportable s'il n'est pas solidement ancré en son propre et vrai soleil, son Nom secret, désormais vivant, car "Bar Abbas", le fils du Père est libéré. L'éthique de cet état ne peut plus référer aux valeurs de bien-mal, permis-défendu. Elle est fondée sur l'être, lancé dans la dynamique de l'image à la ressemblance, sur l'obéissance au Dieu secret de l'être, obeissance qui ne fait qu'un avec la liberté de la personne.Retourné vers lui-même, l'homme se voit inaccompli et descend vers ses cieux intérieurs (Shamaim). En ce mouvement, il est la véritable humilité qui conduit l'être à fuir le réactionnel, à se responsabiliser et à assumer la matrice de feu. Il puise sa force dans la qualité d'amour qui grandit au fur et à mesure de ses mutations, amour pour son Dieu, inséparable de celui qui le lie à son prochain. Le monde de l'exil enseigne le respect des droits de l'homme, ce qui sous entend les devoirs de chacun envers l'autre, mais le paradigme fondamental de l'ontologique est l'amour. L'homme est vanité lorsqu'il n'a pas recouvré le jardin d'Eden

"Toi, dit le Christ, tu as fait ton devoir, tu es un serviteur inutile".

 

           5-2) La souffrance.


La souffrance est inhumaine. Elle n'est que du registre de l'exil où l'homme, coupé de de son "Isha et donc de son Dieu, n'est plus un Adam verticalisé, mais un animal à quatre pattes, comme le décrit la Sphinge dans le mythe d'oedipe, figé dans son exil. Captif inconscient de Satan, il oublie les lois ontologiques, les transgresse et accuse le monde entier et Dieu lui-même de ce qu'elles se retournent contre lui. Il oublie l'unité entre les êtres dans le grand 'Adam, tous se vivent alors en rapports de force et s'entretuent. Exploitant l'avoir, il détruit l'être. Le corps biologique, informé en chacun de ses organes de sa finalité divine, mais vécu dans un compte à rebours, est la proie des maladies. Cette liste tragique qu'on peut poursuivre, constitue "les plaies d'Egypte".  Les dix épreuves expriment l'état intérieur de l'humanité. Elles sont vécues comme telles par les Hébreux, mais sans aucune ouverture de la conscience par les Egyptiens, comme tant d'êtres aujourd'hui, qui vivent épreuves et cataclysmes dans le non-sens et la révolte (Ils disent: s'il y avait un Dieu, ça n'existerait pas).

La dixième plaie, si cruelle, mais qui s'impose aujourd'hui à notre conscience implique profondément notre responsabilité. En cette dixième plaie, le nombre dix, lié à la lettre yod, nous conduit à la personne du Fils. En cette épreuve, le destructeur, Mashehit,descend en Egypte. Ce nom dérive de Shahot, détruire et exterminer, il est aussi la forme du mot Massiah, le Messie. Parce que l'Egyptien n'a pas mis au monde un Fils intérieur, son fils extérieur meurt. Il n'est pas entré dans une dimension d'homme, confondu avec le monde animal,

il détermine la mort des premiers nés des animaux. La loi est inexorable, elle est ontologique. Elle joue dramatiquement aujourdh'hui. Nos enfants meurent de ce que nous ne mettons au monde le Fils Divin que nous portons en germe et qui, abandonné, meurt.

Mais lorsque l'homme tel l'Hébreu des écritures est entré dans le flux de son accomplissement,alors son fils est épargné. Passer au-dessus, épargner est le verbe Passoah qui donne Passah, la Pâque. De leur côté les Egyptiens sont sacrifiés; quand le sacré ne se fait pas sur la Autels intérieurs, il se joue au-dehors, là où se dressent les autels des lits d'hôpitaux, des champs de bataille, des lieux d'attentats et des enfers plus tragiques encore...ceux qui meurent là faisant le sacré, entrent dans une indiscutable sainteté, ouverture, non dans l'horizontalité d'un temps historique, mais dans la verticalité de l'Histoire tissée du fil écarlate. Ce qui ne se construit pas l'épée, tue par l'épée. Tel est le jugement.

Il y a une grande distinction entre l'épreuve et la souffrance. L'épreuve est ontologique en son origine, elle est le face à face nécessaire de l'homme avec ses troupeaux de l'âme dont la force est parfois terrifiante. La lutte est redoutable. En situation d'exil, elle se joue contre l'Aversaire regardé comme ennemi, et l'énergie est refoulée derrière la grille des interdits dans le meilleur des cas. La souffrance est grande et la lutte épuise, l'adversaire dévore le lutteur dans la plupart des cas. Dans le retournement ontologique, l'homme danse avec l'énergie et, avec le concours de Dieu, il en intègre la force et reçoit l'information.

Dieu appelle vers une nouvelle lumière celui qui souffre et l'invite à construire un "arbre". Si l'homme l'entend, la souffrance le reconduit à l'épreuve salvatrice; elle est sacralisée et d'elle peut jaillir une force insoupçonnée. Car, faire le sacré, c'est dans la dimension ontologique, faire croître le Fils, donc muter. C'est, de la part de l'homme, rejoindre le tissage que Dieu accomplit à partir de l'information et de la semence qui donnera son fruit, tissage inexorable de l'Histoire du fil écarlate de l'Amour. L'homme a toujours su qu'un Fils devait mourir, mais, incapable d'entendre qu'il s'agissait d'un Fils intérieur, il dressait des autels au-dehors et sacrifiait rituellement des enfants afin d'obtenir la clémence des dieux. Le peuple d'Israêl fut le premier à rompre avec cette funeste tradition après qu'Abraham eut sacrifié un bélier à la place d'Issac où Dieu dit "je hais vos sacrifices".

 Pourtant, le levain est là, le Christ se fait Agneau de Dieu et ressuscite...2000ans après, les autels les plus sauvages se dressent aprtout dans le monde, sans que le monde en déchiffre le sens. La souffrance est là, tragique, Mehouyael, l'oublié de Dieu est bien présent et Metoushoêl, celui qui demande la mort, l'est aussi. Ne plus être, pour tant d'êtres qui n'ont pas commencé d'être, c'est ce cri, cette demande d'être que Dieu entend. Un Lemek, celui qui se retourne, est en train de se lever. L'épée descend dans notre Egypte actuelle, la Pâque des nations est proche.

 

         5-3) La mort.


Avec la mystique juive, contemplons l'une des lumières qui éclairent le nom d'Adam. Adam est Elohim (la lettre aleph) dans le sang, et la présence divine dans le sang (dam) fait battre le coeur de l'homme. La vérité est celle que Dieu fait battre dans le coeur d'un mort, un coeur subtil, peut-être le centre du corps-énergie que décrit la médecine chinoise? Selon ces traditions, le mort n'est pas mort. Pour l'Hébreu, la vérité se définit par ce à quoi on accédé en mourant à une dimension de vie pour entrer dans une autre, plus subtile, mais non moins réelle, jusqu'au réel ultime de dieu. La racine Hébraique de Mout (traduit généralement par le verbe mourir) en y attachant le sens courant de fin de vie avec son cortège de hideurs, a une toute autre signification. Si nous lui gardions ce sens, de nombreux versets biblique nous feraient frémir ("précieuse est aux yeux du Seigneur est la mort de ses "miséricordieux"). Nous avons à recouvrer notre regard ontologique pour lire en cette racine celle du verbe muter. Il implique la mort, mais celle-ci n'est que la première phase d'une dynamique de vie dont la deuxième est ressusciter, naître à un autre niveau d'être.

Concernant l'arbre de la connaissance, Dieu dit: Dans le jour où tu mangeras de lui, parce que tu es mutant, tu mutera;". Ce fruit Divin ne peut être assimilé que par celui qui, ayant assimilé les mutations sera devenu feu, sinon et pour ne pas être brûlé, il mutera en régression ce qui est protection et non punition. Le Dieu Biblique n'est ni dictateur ni punisseur, il est un amoureux éclairant l'homme dans la connaissance des lois dans le respect desquelles sa liberté s'accomplira. Participant de cette régression, nous projetons sur Dieu le juridisme de nos lois de l'exil et nous le revêtons d'un autoritarisme où la mort devient un châtiment, une plaie noire. Le regard que nous portons sur elle en est faussé. Régressé au même rang que les animaux de la terre, Adam est revêtu d'une peau animale. Son corps biologique le protège d'un corps énergétique qu'il ne peut plus assumer et le fait participer du cosmos extérieur dans lequel il est projeté, voire exilé! Parlant de ceux qui se donnent la mort, un écrivain chrétien a écrit: "Trois facteurs souvent entremêlés me semblent expliquer l'intrusion en eux des ténèbres: l'absence de sens, la pulsion de mort et le narcissisme". Notre situation d'exil qui fait de nous des divorcés de la vie, explique cette infirmité que nous avons à vivre:

          - L'absurdité apparente de l'existence venant de la surdité acquise dans l'oubli du Verbe fondateur de l''être.

          - Le repli sur un ego solitaire, individualiste, autant idolâtré que détesté.

          - Les désécurisations forcées auxquelles aujourd'hui aucun abandon conscient ne préside, aucune certitude de resécurisation conquise sous d'autres lois ne vient donner sens.

          - L'absence totale de fil conducteur tissant une cohérence sociale et reconduisant à un Orient.

Tout cela fait du maître de ce monde un tueur. Nous n'avons pas à juger, seulement un effroi sacré, et la compassion, la prière pour ce monde, pour qui la vie est si banalisée que la mort et la meurtre le sont aussi.

Dans le mystère si poignant de la mort, le mythe du Déluge et la description des morts qui en est faite que ce cataclysme déchaîne est très éclairante et pourtant aucun exégète n'en parle. Un nouveau verbe hébreu en parle, le verbe Gawo'a qu'on peut traduire ici par rendre le souffle, c'est à dire "rendre compte du souffle de vie qui est donné à l'homme", de la qualité d'âme vivante qu'il a reçue de Dieu pour accomplir son potentiel d'énergies. Les trois patriarches d'Israêl "rendent le souffle" et mutent". Cette étape de vie, au moment de la mort, est présente dans toutes les traditions. Le Shalom, la "paix" a pour finalité payer sa dette. Le Christ dit aux siens: " je vous enlève la paix, je vous donne ma paix". "Toute chair rend le souffle. tout ce qui est esprit, souffle de vie dans ses narines, et tout ce qui est "dans l'Epée" mute." Mais on peut penser que celui qui ne peut répondre des talents qui lui ont été confiés, de la gloire de Dieu qu'il avait à devenir, bref de son entrée dans la dynamique de l'Epée, celui-là ne mute pas, il est mort avant de mourir. Que devient-il? Le texte ne le dit pas. Peut-être est-il envoyé dans les ténèbres extérieures, là où il ya des pleurs et des grincements de dents (est-ce là le Shéol?). Mais ceux-là qui se dressent au-dessus de la 'Adamah, ceux-là sont "subtilisés". Le verbe Qoum, se dresser est aussi ressusciter. Le verbe Mahoh (subtiliser) est lui, de la famille de Moah, la moelle. Osseuse ou épinière, elles sont toutes deux unies dans la même fonction énergétique; elles font partie de ce qu'on trouve dans la tradition chinoise, les "entrailles merveilleuses". "Subtiliser" est donc beaucoup fort qu'"effacer", car s'il y a effacement, il y a aussi passage à un autre niveau d'être, dans le sens d'une séparation entre le subtil et l'épais. Ces êtres ressuscités qui dans le Déluge sont "subtilisés" semblent aller constituer dans l'au-delà, l'épaisseur du tissage écarlate d'une humanité accomplie. Le texte se termine par le sort de ceux qui, avec Noé dans l'arche, loin de périr dans le Déluge (matrice d'eau) rendent compte de leur souffle afin que l'Epée les vivifie et qu'au-delà de l'épreuve de la matrice de feu symbolisée par l'arche, ils poursuivent leur chemin...

Ce texte hébreu resserre en nous l'exigence d'une juste lecture de la mort. La vérité ('Emet) est Dieu présent et agissant avec l'homme dans ses mutations. En elles Dieu fait battre le coeur profond de l'humanité. Cependant, combien il est difficile de quitter ce monde pour celui que l'autre monde appelle; quitter l'être cher pour ceux qui restent. Combien les attachements obligent les une et les autres à "s'arracher à sa peau", cette tunique animale tissée de toutes les fibres des amours humaines! Mais interrogeons nous: ne sommes-nous pas des tueurs, souvent les auteurs inconscients de nos meurtres à l'instar de Quaîn? Les villes que l'homme a construit, les civilisations qu'il édifie, si admirables soient-elles, les systèmes philosophiques érigés en certitude auxquels il oblige, les découvertes scientifiques dont il ne contrôle plus les applications, l'ensemble de ses oeuvres mues par l'orgueil insensé qui préside à son illusion d'être devenu Dieu, tout est source de mort. Il reste les beautés grandioses du travail de l'homme, mais le bilan est lourd: que de disparition brutale d'êtres jeunes, d'enfants! que de tortures et peurs laminant le dos! que d'êtres livrés à la cruauté de l'autre diabolisé! ...Que de souffrances et comme notre monde est douloureux et pourtant comme il est difficile de le quitter!

C'est un paradoxe absolu que l'affrontement de nos deux natures en chacun de nous: l'Homme animal a si peur de l'autre, l'Homme ontologique présent en lui, dont il a la nostalgie et qu'en même temps il redoute! Qui sait aujourd'hui que dans sa liberté fondamentale, l'Homme a choisi l'éloignement de Dieu et donc l'ignorance, la souffrance et la mort? Sa relation magique au Dieu tout extérieur à lui qu'il s'invente tout-puissant pour le convoquer à l'obligation de l'arracher à son drame, cette relation illusoire est en train de s'effondrer. Mais s'effondre avec elle toute relation et...l'Homme rejette Dieu.


6) Les trois matrices.

 

          L'exil qui revêt l'Adam de son corps biologique en rend l'accès de plus en plus plus difficile mais toujours possible, car cette tunique de peau est protection et non châtiment. Elle est le vêtement informé d'une substance énergétique somptueusement tissée des fibres de la finalité de l'Adam. Cette substance dessine des matrices en lesquelles vont se jouer les gestations qu'implique cette finalité dans la dynamique du "faire" en ce grand corps Adamique appelé à mettre au monde le Fils, YHWH. Chaque porte ouverte sur un "palais" élargira sa conscience, agrandira l'espace, raccourcira le temps jusqu'à l'Ultime où, l'espace devenant infini, le temps s'annule en l'éternité, l'Homme est "je suis", YHWH.

Le corps dessine trois matrices (trois champs de cinabre pour les Chinois). Pour d'autres traditions ces espaces de mutation sont la matrice d'eau au creux du ventre, la matrice de feu au niveau de la poitrine, et matrice du crâne. Hommes et femmes, tous des 'Adam, tous voués à ce même enfantement, nous portons en nous cette promesse de vie et les lieux secrets de son élaboration.

 

          6-1) La matrice d'eau.

En elle, l'homme est confondu dans sa situation de régression au sixième jour de la Genèse, jour où il est "créé", mais non encore "soufflé dans ses narines" et devenu "âme vivante" pour entrer dans la dynamique du "faire". Confondu avec cette matrice, la Adamah, il ne la connait pas et ne peut la cultiver. En ce sens elle est appelée "eau", symbôle de ce qui échappe. L'homme y est balloté au gré de la mouvance de tous ceux qui habitent la 'Adamah, de tous ses vivants devenus propriété de Satan. Désorienté et détourné de l'Epoux Divin, il est la proie de son nouveau maître.

Mais Dieu veille et rappelle à lui sa bien-aimée. L'errance dans l'exil de Dieu reste habité par une présence au coeur de l'absence sans laquelle l'homme ne jouirait pas de la vie physiologique. Le fleuve divin qui naît dans la matrice du crâne et s''éteint dans la moelle épinière (dans le phrat) est une source où il vient reprendre vie plus souvent qu'il ne pense, particulièrement pendant la nuit (leilhah), qui est descente vers le yah et information. Celle-ci est donnée de façon privilégiée pendant le sommeil paradoxal où s'inscrit la fonction du rêve. Mémorisés, les rêves deviennent des outils précieux pour travailler un commencent du "faire". Privé de cette fonction du rêve, l'homme meurt, mais informé pendant son sommeil, il continue de vivre, d'une forme animale peut-être, mais il thésaurise ces données salvatrices. L'intuition et l'inspiration créatrice naissent sans doute de cette même source de sagesse cachée et connaissance secrétes reçues avant l'heure de leur acquisition dans la matrice de feu.

Ce cheminement secret est celui du labyrinthe des mythes, il exprime les fonctions d'assimilation et d'élimination. Cette étape est à respecter, tout en étant accompagnée (chez l'adolesent notamment) par une vigilance parentale consciente. Malheureusement le monde parental est lui-même dans une errance aveugle. Il a éliminé les mythes fondateure de notre civilisation, les rituels donateurs de structure et les rites de passage donnant force à l'intégration des énergies potentielles. Elles se retournent alors en violences destructrices. C'est ce que révèle le mythe où Thésée, saborde ce passage essentiel du labyrinthe. Après qu'il a tué le minotaure, son face à face non intégré aboutit à une perpétuelle errance.

 En revanche, l'homme qui assure le labyrinthe contacte ce qu'en termes chrétiens on nomme le noyau de son Etre, le Saint Nom qu'il est en devenir. Il entre dans son identité nouvelle, celle de sa personne, et le conduit à accomplirsa mission. Cet homme prend du recul par rapport à l'insignifiance de sa vie et part à la recherche de lui-même: "Va vers toi" entend Adam," voici moi avec toi" dit YHWH" à Jacob, "je te ferai retourner vers la "Adamah", "je suis qui je suis en devenir" dit Dieu à Moîse dans le buisson ardent, en l'enjoignant de revenir en Egypte pour sauver son peuple qui y était esclave. L'homme devient prophète, voyant un autre au-dedans de lui, il voit l'autre au-dehors. Il entre en vraie relation avec lui-même, avec le cosmos et dans la connaissance des lois qui président à toute relation, il assume l'exil, mais n'en n'est plus le jouet. Mais cet homme, nourri d'une première lumière, celle qu'il vient d'intégrer, retourne alors vers de plus grandes ténèbres.

          

           6-2) La matrice de feu. 


Il nous faut redescendre, car "qui est celui qui est monté si ce n'est celui qui est descendu" dit Jésus à Nicomède. que Dieu convoque "en un lieu pour que le sec apparaisse", en un lieu Un. En cet espace, la 'Adamah dans sa fonction matricielle laisse la place à " 'Isha", la feu, qui s'offre à une fondamentale vocation nuptiale, celle de l'Adam avec son autre côté, avec "l'aide" que Dieu place en face à face par rapport à lui. 'Isha est toujours la 'Adamah mais ici, la mère laisse la place à l'épouse, car l'Homme doit épouser sa mère!

Ceci n'est pas compris par Nicomède ni par tous les Docteurs de la Loi aujourd'hui (dit A. de Souzenelle).

Ce mariage est si grand que c'est dans la mesure où l'homme, devenant 'Ish l'assume et que celui, plus grand encore, qui l'unira à Dieu pourra être accompli. La matrice est visitée, en cette étape par le Guihon, fleuve Un du désir de Dieu envers son 'Isha, l'humanité et chaque être humain dans sa Personne. Ce Guilhon est couramment appelé la Gehenne, matrice qui flambe du feu de l'amour divin. Elle est l'espace des enfers où l'homme entre en face à face avec ses démons, mais seulement pour lutter avec eux afin d'en intégrer les énergies. Il s'agit de noces où l'homme doit se laisser devenir feu par l'amour de Dieu. Il y est fondu, battu, martelé,  libéré de ses scories de plomb. Il devient beauté d'or pur, mais aussi connaissance et sagesse. Les énergies épousées donnent leur information. La matrice de feu introduit l'homme dans une dimension royale, il descend pour cela dans les entrailles de son intériorité, autant de fois que nécessaire afin que "tout soit accompli". Lorsque Jésus dit ces mots sur la Croix, il meurt en son corps "chosique', mais il a assumé maintes croix invisibles dans chacune de ses rencontres avec les démons de l'humanité.

Après avoir assumé la matrice d'eau au cours de son baptême dans le Jourdain, il fut envoyé dans le désert par l'Esprit Saint pour y rencontrer Satan. Il y jêune pendant quarante jours et rencontre l'Aversaire qui le soumet à trois épreuves décrites dans la mythe concernant le permier Adam. Mais, contrairement à l'Adam biblique, Jésus (le deuxième Adam) ne fléchit pas devant Satan et ne lui donne aucun pouvoir. L'Esprit Saint l'introduit alors dans la matrice de feu. Il se mesure à tous les démons de l'humanité, celui qui se tapit derrière toutes les maladies et le paralyse, la cécité, la surdité, l'orgueil qui brûle la peau des lépreux, l'adultère, la prostitution...C'est parce que Jésus les "épouse " que les maladies sont guéries.

Le réalisme de la divino-humanité de Jésus est là. Son humanité, tout en participant à notre réel d'exilés, et en assumant la tragédie, relève du réel ontologique. Nous ne voyons de la vie que la coque des choses et leur apparence, mais Jésus vit au coeur des choses un autre espace-temps réel resté muet. L'heure vient alors pour le Sauveur d'assumer la mâtrice du crâne.

 

        6-3) La matrice du crâne.

 

Le Golgotha est le crâne. Libération de l'exil et de tous les exilés est cet espace du crâne, Orient de l'être et sanctuaire d'une dernière matrice. En elle, le Christ accomplit historiquement et dans les limites du temps de l'exil, ce qui est de toute éternité, puisqu'il est Dieu. Il reconduit l'Adam au coeur du jardin d'Eden dans le souffle de l'épée.

 L'Adam est Bar-Abbas, le "fils", Bar, du "Père". Il gémissait au fond de sa prison, menottes cadenassées et fers aux pieds lorsque la voix du peuple, inspirée de Dieu s'écrie: "libérez Barrabas"! "Que ferai-je donc du Christ"? demande alors Pilate. "Qu'il soit crucifié!" hurle le peuple inconscient...

Bien avant l'historicité de cet évênement, les mythes de tous les peuples le célèbrent. 'Pessah, libération du Fils, mémoire d'un futur historique, mais en réalité participation  à un présent lourd d'éternité. De même s'ouvre le crâne qui donne naissance au Tao. En Grèce, le dieu du ciel épouse Métis, la Sgesse, et de cette union est conçue "celle que porte le dieu derrière son front" et lorsque au bout de neuf mois commencent les douleurs de l'enfantement, Zeus fait appeler Héphaîstos le divin forgeron qui, d'un coup de hache, fend en deux le crâne céleste d'où jaillit Pallas Athéna, casquée d'or. Notre tradition nomme les enveloppes des méninges pie-mère (de pie, pieuse) et dure-mère.

Mais que vit le Christ dans cette matrice?...En cette matrice, ce ne sont plus les démons de l'humanité, serviteurs du Satan, que le Christ rencontre et épouse, mais le Satan lui-même, le Séraphin brûlant. Au Golgotha, dans cette matrice du crâne, YHWH, semence de l'Isha rencontre la Satan et lui écrase la tête, non pas celle de sa fonction ontologique nécessaire au chemin de l'homme, mais celle de sa fonction diabolique usurpée. à Dieu. Jésus ne prend pas notre place, mais nous ouvre le chemin. Cependant nous sommes pas prêts, ce n'est pas dans notre corps d'exil qu'il nous sera donné d'assumer cette ultime étape. Tout sera accompli dans cette matrice de feu où la tunique de peau disparait.L'histoire s'achève (mais ne commence-t-elle pas?) lorsque dans la profondeur pourpre de la matrice du crâne, Jésus, le SeigneurYHWH, s'unit au Séraphin, au "brûlant" qu'il s'était donné pour serviteur et Adversaire de l'Homme dans le Créé, au maître de l'inaccompli.

"Adonaî Elohenou 'Adonaï' Ehad, Le Seigneur notre Dieu est Un."


 "Le Christ est ressuscité."

 

 

 



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